HENNÉ

La fête du henné est la cérémonie emblématique de la semaine du mariage juif.

Selon la tradition juive, l’arbuste du henné a été amené en terre d’Israël à l’époque du Premier Temple, au temps du roi Salomon, auteur du Cantique des Cantiques, Chir Hachirim.

« …Une grappe de henné est pour moi, mon bien-aimé, dans les vignobles d’En-Ghédi… » écrit le  Cantique des Cantiques.

 

אֶשְׁכֹּל הַכֹּפֶר דּוֹדִי לִי בְּכַרְמֵי עֵין גֶּדִי.

שיר השירים א, יד

« …Une grappe de henné est pour moi, mon bien-aimé, dans les vignobles d’En-Ghédi… »

Cantique des Cantiques 1, 14.

 

Le Cantique des Cantiques, le quatrième Livre des Hagiographes, évoque à deux reprises le kofer. Dans la plupart des traductions en français de la Torah, le mot hébraïque kofer est rendu par troène. Le troène est un arbrisseau semblable au henné, mais qui ne pousse qu’en Europe et en Afrique du Nord. La « grappe de kofer d’En Ghédi » décrite dans le Cantique des Cantiques n’est pas celle du troène, mais de l’arbuste aux branches en forme de grappes piquetées de petites fleurs blanches aux fragrances suaves.

Les bons présages et les symboles du henné sont nombreux. Ils sont contenus dans le terme de henné, qui s’écrit en hébreu avec trois lettres, ‘hèt, noun, hé, acrostiche des trois commandements de la femme juive.

‘hèt, comme ‘hala, fait référence au commandement de prélever la hala, un acte qui consiste à retrancher un morceau (la ‘hala) de la pâte à pain avant de la cuire.

 noun, du mot nida, fait référence au commandement de la pureté.

 , première lettre de hadlakat nérot, fait référence au commandement de l’allumage des bougies du chabbat. Hadlakat, allumage, nérot, bougies.

Le henné symbolise aussi la beauté et le charme. ‘Hen, le charme en hébreu, est en effet la première syllabe du mot henné.

 

Les mots de « La minute d’hébreu »

Cantique des Cantiques Chir Hachirim שיר השירים
Henné henné חנה
Nida, les lois de la pureté nida נידה
Allumage hadlaka הדלקה
Bougie nèr נר
Bougies nérot נרות
Charme ‘hen חן