KTAV ‘ÈT

L’époque de la Renaissance littéraire hébraïque se caractérise par la multiplication de bulletins en hébreu, appelés « périodiques » : Ktav ‘èt au singulier, kitvé ‘èt au pluriel.

Les tout premiers kitvé ‘èt apparaissent dès la fin du XVIIIe siècle, notamment en Allemagne. Mais à cette époque, les juifs  d’Occident parlaient et lisaient le Yiddish et très peu lisaient et comprenaient l’hébreu profane. La diffusion de ces périodiques était donc encore limitée, ce qui a bien changé au XIXe et au XXe siècle.

Ktav ‘èt est composé de ‘èt, temps, moment, et de ktav : un écrit ou une écriture. Aujourd’hui, ktav ‘èt désigne essentiellement une revue universitaire ou littéraire qui paraît à un moment déterminé.

Pour désigner les œuvres d’un écrivain, on utilisera aussi le mot ktav, au pluriel. Ainsi les œuvres d’Agnon et les œuvres de Molière sont appelées : kitvé ‘Agnon, kitvé Molière.

Ktav est dérivé du verbe likhtov : écrire, et dans les média, un katav est un reporter, un correspondant. Le pluriel de katav est katavim.

Le récit de ce reporter, son article ou son reportage télévisé sont appelés : katava, au pluriel katavot. 

‘Èt, le temps, le moment,

Ktav, un écrit, l’écriture,

Ktav ‘èt, un périodique, une revue universitaire,

Likhtov, écrire,

Kitvé, les œuvres de (forme construite au pluriel)

Katav, un reporter, un correspondant,

Katava, un article, un reportage.

 

Les mots de « La minute d’hébreu »

Le temps ‘èt עת
Périodique, une revue universitaire, littéraire ktav ‘èt כתב עת
Périodiques kitvé ‘èt כתבי עת
Écrire likhtov לכתוב
Les œuvres d’Agnon kitvé ‘Agnon כתבי עגנון
Reporter, correspondant katav כתב
Reporters, correspondants katavim כתבים
Reportage, article katava כתבה
Reportages, articles katavot כתבות

 

Photo : Le premier ktav ‘ét en hébreu, Haméassef, paru en 1784.