KTAV YAD

Avec le substantif ktav, (dérivé du verbe likhtov : écrire), l’hébreu moderne a créé le mot composé : « manuscrit », ktav yad, qui comme en français est formé sur yad, la main (en français, le préfixe manu-) et sur l’élément qui désigne l’écrit, ktav : « écrit à la main », ktav yad.

La Bibliothèque nationale à Jérusalem possède un très important département de manuscrits : kitvé yad. Elle a entrepris de numériser tous les manuscrits du Talmud détenus dans les bibliothèques nationales et les universités du monde entier et elle a déjà édité un catalogue : Otsar kitvé yad haTalmoud. Ces manuscrits du Talmud ont précédé la version imprimée du Talmud telle qu’on la connaît aujourd’hui et ils représentent donc une mine d’or, un trésor, Otsar, pour les chercheurs.

Dans le Talmud, l’expression ktav yad existait déjà mais s’employait pour désigner l’écriture manuscrite, la manière spécifique dont un individu trace ses lettres. Ce sens a subsisté en hébreu israélien. On dira : Quelle belle écriture ! ézé ktav yafé !

C’est la graphologie qui étudie le ktav yad. Il est important d’avoir une écriture lisible, ktav yad barour, littéralement, une écriture claire, nette.

 

Les mots de « La minute d’hébreu »

Manuscrit ktav yad כתב יד
Manuscrits kitvé yad כתבי יד
Écrire likhtov לכתוב
Main yad יד
Trésor otsar אוצר

Photo : Un manuscrit du Talmud (Bérakhot 2a). Bibliothèque nationale de France.