LÉ’HEM

Lé’hem, c’est le pain. De la même racine que mil’hama, la guerre. Mais pourquoi en hébreu, le pain, lé’hem, et la guerre, mil’hama, ont-ils la même racine ?

Le nerf de la guerre, de la mil’hama, dit-on, c’est l’argent ; en hébreu voyez-vous, c’est le pain, lé’hem. Le pain, lé’hem, est porteur de beaucoup plus de sens : celui de la révolte, celui de la guerre.

Les guerriers, les lo’hamim se battent pour assurer leur devenir ; ces hommes aspirent à se nourrir par eux-mêmes. Ils se battent pour devenir libres de manger leur propre pain, lé’hem. Lo’hem, un guerrier, un soldat, un combattant ; lo’hamim, des guerriers, des soldats, au pluriel. Lo’hamé Tsahal, les combattants de Tsahal.

La même racine de lé’hem et de mil’hama conduit à une autre signification, celle de souder : léhal’him.

Si la guerre est presque toujours conséquente des affres socio-économiques et morales des sociétés, l’après-guerre permet à la société de se reconstruire, de se ressouder, en hébreu, léhal’him. Hal’hama est une soudure.

Après les souffrances des années de guerre, nous aspirons à une réunification entre les peuples.

Les mots de « La minute d’hébreu »

 

Pain, salaire lé’hem לחם
Guerre, bataille, lutte mil’hama מלחמה
Guerrier(s), combattant(s) lo’hem, lo’hamim לוחם, לוחמים
Souder léhal’him להלחים
Soudure hal’hama הלחמה

Photo :    Israel Ministry of Tourism – info.goisrael.com