MIKVÉ

Le mikvé, on le sait, c’est le bain rituel. Mais dans les écrits bibliques, le mikvé a une double signification.

Les étendues d’eau originelles – océans, mers, lacs, étangs, rivières, sources – sont des mikvé naturels.

Le troisième jour de la Création, nous dit le livre de Béréchit, l’Éternel créa la terre et l’agglomération des eaux, les Mers,  Mikvé hamaïm, écrit la Torah.

Dieu nomma le sol la Terre, et l’agglomération des eaux, Mikvé Hamaïm, Il la nomma les Mers.

Genèse 1, 10

וַיִּקְרָא ה’ לַיַּבָּשָׁה אֶרֶץ, וּלְמִקְוֵה הַמַּיִם קָרָא יַמִּים;

בראשית א, י

 

Le bain rituel que construit l’homme pour permettre le processus de purification du cohen, de l’homme, de la femme, des ustensiles, s’appelle un mikvé, comme le mikvé des eaux originelles.

Le mot mikvé a aussi une autre signification.

Le prophète Jérémie écrit :

« Mikvé Israël (littéralement « espoir d’Israël »), son sauveur au temps de la détresse… ».

Jérémie 14, 8.

מִקְוֵה יִשְׂרָאֵל, מוֹשִׁיעוֹ, בְּעֵת צָרָה.

ירמיהו יד, ח

Avec sa double signification, le mot mikvé est un bel exemple sur la beauté et la richesse de l’hébreu.

La racine du mot mikvé, kava, désigne le « fait d’espérer ». Le mikvé, le bain rituel, a donc la même racine que le verbe lékavot, espérer. C’est aussi la même racine que tikva, espoir.  Et chacun connaît, la Tikva, l’hymne de l’État d’Israël.

La linguistique n’est pas anodine : le mikvé, le bain rituel, que la fiancée prend avant son mariage, que la femme juive prend chaque mois, est porteur de vie, de promesse d’espoir.

Kava, lékavot, la Tikva, le mikvé.

 

Les mots de « La minute d’hébreu »

Eaux maïm מיים
Bain rituel mikvé מקווה
Espérer lékavot לקוות
Espoir tikva תקווה
La Tikva, l’hymne de l’Etat d’Israël hatikva תקווהה

Photo : PikiWiki Israël – Esty Kaplan, Mikvé Ein Dvir, Guivat Zeev