YAD SARAH

Yad Sarah est une institution très connue, une institution bénévole de prêt gratuit de matériel médical. C’est Uri Lupolianski, l’ancien maire de Jérusalem, qui l’avait créée dans sa jeunesse, bien avant d’être le maire de la capitale d’Israël, à la mémoire de sa propre mère prénommée Sarah, Sarah Loupolianski. Donc Yad Sarah, c’est une institution à la mémoire de Sarah Loupolianski.

Quel rapport entre yad, la main et la mémoire.

Yad Vashem, on le sait, c’est le Mémorial de la Shoah, d’après une formule du prophète Isaïe (Isaïe 56, 5), où Yad Vashem, « le mémorial et le nom », est employé au sens figuré, pour indiquer que même un homme sans descendance restera dans la mémoire des générations futures.

Le mot Yad, main, désigne à l’origine un monument dressé, qui a un peu la forme d’une main, un mémorial, une stèle ou un édifice érigé pour conserver la mémoire d’un individu.

Ce sens figuré de Yad est déjà employé dans la Bible, notamment à propos du fils de David, le prince Absalon (Avchalom), qui n’avait pas de descendance mâle. Le 2ème livre de Samuel raconte :

 

« Or, Absalon s’était, de son vivant, fait ériger un monument dans la Vallée royale, disant : “C’est pour perpétuer mon nom, puisque je n’ai pas de fils” ; et il appela de son nom le monument, qui fut appelé Yad Avchalom, nom qu’il porte encore. » (II Samuel 18, 18) Traduction du Rabbinat

 

וְאַבְשָׁלֹם לָקַח, וַיַּצֶּב לוֹ בְחַיָּו אֶת מַצֶּבֶת אֲשֶׁר בְּעֵמֶק הַמֶּלֶךְ כִּי אָמַר אֵין לִי בֵן, בַּעֲבוּר הַזְכִּיר שְׁמִי; וַיִּקְרָא לַמַּצֶּבֶת עַל שְׁמוֹ, וַיִּקָּרֵא לָהּ יַד אַבְשָׁלוֹם, עַד הַיּוֹם הַזֶּה.

שמואל ב’ יח, יח

 

À dire vrai, le monument appelé Yad Avchalom, que l’on visite aujourd’hui dans la vallée du Kidron (identifiée comme étant la Vallée royale), entre le Mont du Temple et le Mont des Oliviers n’est sans doute qu’un mémorial funéraire dressé au Ie siècle.

L’emploi de Yad au sens de mémorial est devenu très répandu en hébreu moderne. Il y a bien d’autres institutions qui portent le nom de yad.

C’est ainsi que Yad Labanim, le mémorial des Fils (et des filles), désigne les institutions qui commémorent la mémoire de soldats tombés au champ d’honneur.

 

Les mots de « La minute d’hébreu » 

Main, mémorial yad יד
Les fils Banim בנים
Institution à la mémoire de soldats tombés Yad laBanim יד לבנים
Le monument de Sarah, l’organisation Yad Sarah Yad Sarah יד שרה