DIVRÉ HAYAMIM

Dans les Maximes des Pères, Pirké Avot, il y a une maxime très connue :

 

כָּל אַהֲבָה שֶׁהִיא תְלוּיָה בְדָבָר, בָּטֵל דָּבָר, בְּטֵלָה אַהֲבָה. וְשֶׁאֵינָהּ תְּלוּיָה בְדָבָר, אֵינָהּ בְּטֵלָה לְעוֹלָם

פרקי אבות ה, טז

Tout amour qui dépend de quelque chose, si la chose disparaît, l’amour disparaît. Tout amour qui ne dépend pas de quelque chose, ne disparaîtra jamais.  Maximes des pères 5, 16

 

Quelque chose, une chose en hébreu, davar.

La racine davar exprime aussi une parole et au pluriel, dévarim, ce sont des événements.

Dans la tradition juive, l’amour ne doit pas dépendre du davar, ni de quelque chose, ni d’une parole, ni d’un événement. La langue hébraïque exprime ces diverses possibilités par un seul terme : davar.

Le quatrième livre de la Torah, Les Nombres, se nomme, lui, Bamidbar, littéralement « dans le désert ». Le désert, midbar, est formé de la racine davar. Le livre Bamidbar, s’appelle ainsi pour mettre en valeur ce lieu vide et immense où la parole peut être entendue, où il peut y avoir révélation : Ba, dans, Médaber, parle. Le désert, midbar, permet de faire entendre la parole, davar !

Le livre qui clôture les 24 livres du canon biblique, les Chroniques, se nomme Divré Hayamim, Divré, les événements, Hayamim, de cette époque, les événements de l’époque des royaumes d’Israël et de Judée.

 

Les mots de « La minute d’hébreu »

Parole dibour דבור
Parler, discuter lédaber לדבר
Parole, évènement, chose, élément davar דבר
Évènements dévarim דברים
Dix commandements ‘Asséret Hadibrot עשרת הדברות
Les Chroniques Divré Hayamim דברי הימים

Photo : © Ivrit bedaka